{"id":1432,"date":"2021-04-09T14:11:33","date_gmt":"2021-04-09T13:11:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lestarif.fr\/?p=1432"},"modified":"2021-04-09T14:12:51","modified_gmt":"2021-04-09T13:12:51","slug":"la-democratie-et-la-dette-publique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.lestarif.fr\/?p=1432","title":{"rendered":"La d\u00e9mocratie et la dette publique"},"content":{"rendered":"\n<p>Un article de Jacques de Larosi\u00e8re que la revue Commentaire remet en avant.<\/p>\n\n\n\n<h3><a href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/auteurs\/jacques-de-larosiere-1163\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Jacques (de) Larosi\u00e8re<\/a><\/h3>\n\n\n\n<h4><a href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/numeros\/ete-2013-142\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">N\u00b0 142 \u00c9t\u00e9 2013<\/a><\/h4>\n\n\n\n<h4>Article<\/h4>\n\n\n\n<p>Quand on observe la situation financi\u00e8re des grandes d\u00e9mocraties depuis un demi-si\u00e8cle, on constate que l&rsquo;endettement public a, en moyenne, plus que quadrupl\u00e9. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne impressionnant auquel on a port\u00e9 peu d&rsquo;attention. C&rsquo;est la raison pour laquelle l&rsquo;article qui suit m\u00e9rite une attention toute particuli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h3>L&rsquo;anticipation et ses insuffisances<\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;anticipation peut \u00eatre d\u00e9finie comme l&rsquo;acte consistant \u00e0 pr\u00e9voir et \u00e0 \u00e9valuer les cons\u00e9quences \u00e0 plus ou moins long terme des d\u00e9cisions prises par les gouvernants et les pouvoirs publics au sens large du terme. Or, il est de fait que l&rsquo;anticipation est souvent d\u00e9ficiente, voire compl\u00e8tement absente du processus de prise de d\u00e9cisions, qu&rsquo;il soit d\u00e9mocratique ou non.<\/p>\n\n\n\n<p>Je m&rsquo;attacherai d&rsquo;abord \u00e0 montrer la gravit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9tendue des insuffisances en mati\u00e8re d&rsquo;anticipation. Je m&rsquo;efforcerai ensuite de rechercher si cette lacune est un caract\u00e8re propre \u00e0 la d\u00e9mocratie. Enfin, je tenterai d&rsquo;expliquer les raisons pour lesquelles quelques pays d\u00e9mocratiques ont r\u00e9ussi \u00e0 mieux anticiper les effets de leurs d\u00e9cisions.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant les insuffisances de l&rsquo;anticipation, je m&rsquo;attacherai aux aspects financiers de la question et en particulier \u00e0 l&rsquo;explosion de la dette publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand on examine le r\u00e9sultat des d\u00e9cisions prises dans le domaine des finances publiques par les grandes d\u00e9mocraties depuis quarante ans environ, on est frapp\u00e9 par trois choses&nbsp;:le caract\u00e8re r\u00e9current des d\u00e9ficits publics&nbsp;: tr\u00e8s rares sont les ann\u00e9es o\u00f9 les budgets ont \u00e9t\u00e9 vot\u00e9s en \u00e9quilibre durant cette longue p\u00e9riode&nbsp;;la gravit\u00e9 de l&rsquo;endettement public qui est le r\u00e9sultat de ces d\u00e9ficits r\u00e9p\u00e9t\u00e9s. Alors qu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 70 l&rsquo;endettement public des \u00c9tats industrialis\u00e9s se situait en moyenne autour de 20&nbsp;% du PIB, nous en sommes aujourd&rsquo;hui \u00e0 80-90&nbsp;%, soit plus d&rsquo;un quadruplement en termes r\u00e9els&nbsp;;le peu d&rsquo;attention attach\u00e9 \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne par les gouvernements et les repr\u00e9sentations nationales.On pourrait dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pourquoi est-il si important de ma\u00eetriser la croissance de l&rsquo;endettement public&nbsp;?&nbsp;\u00bb Pour une raison \u00e9vidente qui s&rsquo;impose \u00e0 chaque m\u00e9nage&nbsp;: l&rsquo;endettement, au-del\u00e0 d&rsquo;un certain seuil, tend \u00e0 absorber, en service d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, une part croissante et, \u00e0 terme, d\u00e9raisonnable des revenus disponibles&nbsp;: la cons\u00e9quence est alors, in\u00e9vitablement, l&rsquo;insolvabilit\u00e9 et la faillite.<\/p>\n\n\n\n<p>D&rsquo;une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, et du point de vue qui nous occupe, il faut noter que la charge du service de la dette (int\u00e9r\u00eats et remboursements) p\u00e8sera sur les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir. C&rsquo;est l\u00e0 un d\u00e9fi majeur au regard du fonctionnement d\u00e9mocratique. En effet, si la g\u00e9n\u00e9ration actuelle veut jouir des facilit\u00e9s budg\u00e9taires sans en payer le prix aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est qu&rsquo;elle d\u00e9cide, en fait, d&rsquo;imposer les g\u00e9n\u00e9rations futures. Le fondement m\u00eame de la d\u00e9mocratie \u2013 le vote du budget par la repr\u00e9sentation nationale \u2013 est donc remis en question. Comment peut-on consid\u00e9rer que les contribuables de demain seront entendus et trait\u00e9s d\u00e9mocratiquement si les gouvernements d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, par manque d&rsquo;anticipation, hypoth\u00e8quent irr\u00e9m\u00e9diablement leurs budgets futurs&nbsp;? Si les m\u00e9nages d&rsquo;un pays budg\u00e9tairement irresponsable ont tendance \u00e0 devenir \u00ab&nbsp;ricardiens&nbsp;\u00bb dans leurs comportements (c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 constituer des \u00e9pargnes de pr\u00e9caution pour provisionner les hausses d&rsquo;imp\u00f4ts futures qu&rsquo;entra\u00eenera probablement, \u00e0 leurs yeux, la faillite de leur \u00c9tat), cela est le signe d&rsquo;un d\u00e9ficit d\u00e9mocratique&nbsp;: ils ne sont pas r\u00e9ellement inform\u00e9s des cons\u00e9quences \u00e0 venir des d\u00e9cisions prises (apparemment de fa\u00e7on d\u00e9mocratique) par leurs gouvernants, puisqu&rsquo;ils sont amen\u00e9s \u00e0 chercher \u00e0 s&rsquo;en prot\u00e9ger par des mesures individuelles de pr\u00e9caution.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus gravement peut-\u00eatre, la th\u00e9orie \u00e9conomique la plus r\u00e9cente montre qu&rsquo;au-del\u00e0 de 80 \u00e0 90&nbsp;% du PIB, l&rsquo;endettement public entrave la croissance potentielle et tend \u00e0 la r\u00e9duire de plus d&rsquo;un point. Le degr\u00e9 d&rsquo;endettement public joue donc un r\u00f4le majeur dans l&rsquo;avenir de notre croissance et de notre emploi. Plus important que le vote par le Parlement de la loi de finances annuelle est, en fait, la tendance pluriannuelle dans laquelle ce document s&rsquo;inscrit. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;assez r\u00e9cemment que cette pr\u00e9occupation commence \u2013 encore imparfaitement \u2013 \u00e0 se manifester notamment dans le cadre europ\u00e9en.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut dire que, dans une perspective longue, les comptes publics manquent de sinc\u00e9rit\u00e9 puisqu&rsquo;ils n&rsquo;expriment pas toute la r\u00e9alit\u00e9. Comme le disait Montesquieu de la sinc\u00e9rit\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;On la fuit parce qu&rsquo;elle ne pla\u00eet pas, on fuit la v\u00e9rit\u00e9 qu&rsquo;elle annonce parce qu&rsquo;elle est am\u00e8re [&#8230;] On la redoute parce qu&rsquo;elle est un peintre fid\u00e8le, qui nous fait voir aussi difformes que nous le sommes.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3>Cette r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;anticipation est-elle propre aux d\u00e9mocraties&nbsp;?<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce qui est s\u00fbr c&rsquo;est que la plupart des pays dont je viens de brosser les navrantes d\u00e9rives budg\u00e9taires sont des d\u00e9mocraties.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9mocratie est-elle donc propice au \u00ab&nbsp;court-termisme&nbsp;\u00bb&nbsp;? Dans une certaine mesure, on peut le penser. Les gouvernants \u00e9tant \u00e9lus pour des p\u00e9riodes relativement courtes (cinq ans en moyenne), leur pr\u00e9occupation dominante est souvent leur r\u00e9\u00e9lection. Il est \u00e9videmment plus ais\u00e9 d&rsquo;\u00eatre r\u00e9\u00e9lu si l&rsquo;on s&rsquo;abstient de poser les probl\u00e8mes difficiles de \u00ab&nbsp;l&rsquo;apr\u00e8s&nbsp;\u00bb dont la solution pr\u00e9sente parfois un co\u00fbt politique \u00e9lev\u00e9 puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit de d\u00e9fendre des g\u00e9n\u00e9rations futures (non votantes) contre les effets de la facilit\u00e9 de l&rsquo;endettement accumul\u00e9 pour les \u00e9lecteurs actuels. N&rsquo;oublions pas non plus que les r\u00e9formes de structure (par exemple ouvrir l&#8217;emploi aux jeunes en introduisant davantage de flexibilit\u00e9 dans le march\u00e9 du travail) sont souvent repouss\u00e9es parce qu&rsquo;elles d\u00e9rangent les d\u00e9tenteurs de \u00ab&nbsp;droits acquis&nbsp;\u00bb pour le bien de ceux qui frappent \u00e0 la porte.<\/p>\n\n\n\n<p>Alcide De Gasperi avait l&rsquo;habitude de dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Un homme politique pense \u00e0 la prochaine \u00e9lection, un homme d&rsquo;\u00c9tat \u00e0 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce court-termisme n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des seules d\u00e9mocraties. Les monarchies absolues ont souvent recul\u00e9 devant les r\u00e9formes indispensables (pensons \u00e0 Louis XV&nbsp;: \u00ab&nbsp;apr\u00e8s moi le d\u00e9luge&nbsp;\u00bb) et, plus pr\u00e8s de nous, de nombreuses dictatures ont connu de fort m\u00e9diocres r\u00e9sultats en mati\u00e8re de capacit\u00e9 \u00e0 anticiper. Il suffit de citer les r\u00e9gimes militaires d&rsquo;Am\u00e9rique latine, Cuba, la Cor\u00e9e du Nord&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Il est, du reste, \u00e9galement exact de dire que certains gouvernements dictatoriaux ont assez bien r\u00e9ussi \u00e0 ma\u00eetriser leur endettement et \u00e0 m\u00e9nager la croissance future de leur \u00e9conomie (c&rsquo;est le cas du g\u00e9n\u00e9ral Pinochet \u2013 1973-1990 \u2013 dont la politique \u00e9conomique, r\u00e9ussie, a \u00e9t\u00e9 continu\u00e9e, pour l&rsquo;essentiel, par les gouvernements d\u00e9mocratiques du Chili qui lui ont succ\u00e9d\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<h3>Exemples de bonne gestion anticipatrice<\/h3>\n\n\n\n<p>Les pays d\u00e9mocratiques qui ont le mieux r\u00e9ussi \u00e0 anticiper et donc \u00e0 \u00e9viter les effets d&rsquo;accumulation d&rsquo;endettement irr\u00e9parables, ou qui, ayant d\u00e9rap\u00e9, ont trouv\u00e9 le courage et l&rsquo;\u00e9nergie de retrouver l&rsquo;\u00e9quilibre et la croissance, sont peu nombreux, mais leur exp\u00e9rience est riche de le\u00e7ons.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&rsquo;agit essentiellement \u2013 dans le monde industrialis\u00e9 \u2013 des pays scandinaves, de l&rsquo;Australie, de la Nouvelle-Z\u00e9lande, du Canada et de la Suisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont des pays relativement peu peupl\u00e9s, mais tr\u00e8s diff\u00e9rents de par leur structure \u00e9conomique et sociale.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense que le trait commun qui permet d&rsquo;expliquer leur capacit\u00e9 \u00e0 anticiper et \u00e0 prendre les d\u00e9cisions en cons\u00e9quence peut \u00eatre r\u00e9sum\u00e9 en un mot&nbsp;: la <em>transparence.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Leurs positions politiques sont souvent divergentes sur maints sujets&nbsp;: ces pays ne sont nullement des espaces d&rsquo;unanimit\u00e9. Mais il y existe une capacit\u00e9 \u00e0 d\u00e9battre sur les grandes questions et notamment sur ceux de leurs aspects qui d\u00e9terminent l&rsquo;avenir. Aucun parti d&rsquo;importance ne pourrait proposer des mesures engageant l&rsquo;avenir (soit par action soit par omission) sans qu&rsquo;elles ne fassent l&rsquo;objet de chiffrages et de discussions dans des d\u00e9bats publics. Le fait pour un gouvernement de s&rsquo;engager dans une politique d&rsquo;endettement d\u00e9raisonnable provoquerait aussit\u00f4t des controverses. Le probl\u00e8me des effets de d\u00e9cisions pr\u00e9sentes sur les g\u00e9n\u00e9rations futures ne pourrait \u00eatre escamot\u00e9. La presse et les m\u00e9dias en g\u00e9n\u00e9ral sont beaucoup plus pr\u00e9sents dans les d\u00e9bats qu&rsquo;ils ne le sont dans un pays comme la France. Chez nous, les probl\u00e8mes de fond sont, certes, pos\u00e9s et trait\u00e9s par les sp\u00e9cialistes, mais il est rare que les hommes politiques soient contraints par les m\u00e9dias \u00e0 aller au-del\u00e0 de leurs \u00ab&nbsp;programmes&nbsp;\u00bb et \u00e0 discuter ouvertement du long terme, des r\u00e9formes de structure et des options fondamentales qui se posent \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 pour son avenir.<\/p>\n\n\n\n<p>On dira que c&rsquo;est une diff\u00e9rence de mentalit\u00e9s et de formation qui caract\u00e9rise ces pays, une plus grande aptitude au s\u00e9rieux, la n\u00e9cessit\u00e9 aussi pour des \u00e9conomies de taille relativement modeste de pr\u00e9server \u00e0 tout prix leurs atouts. \u00c0 quoi il est facile de r\u00e9pondre que nos atouts sont loin d&rsquo;\u00eatre illimit\u00e9s, et surtout que la d\u00e9mocratie est affaire d&rsquo;engagement pour l&rsquo;avenir et que si nous souffrons d&rsquo;une faiblesse \u00e0 anticiper, que nos m\u00e9dias sont trop superficiels et que notre syst\u00e8me \u00e9ducatif n&rsquo;incite pas \u00e0 traiter les probl\u00e8mes de soci\u00e9t\u00e9 tels qu&rsquo;ils se posent r\u00e9ellement, c&rsquo;est que notre d\u00e9mocratie ne fonctionne pas comme elle le devrait. \u00c0 nous de tirer les le\u00e7ons de transparence et de responsabilit\u00e9 de ceux qui ont r\u00e9ussi \u00e0 mieux anticiper&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<h3>La surveillance multilat\u00e9rale<\/h3>\n\n\n\n<p>Il est possible, du reste, que ce probl\u00e8me du dysfonctionnement de l&rsquo;anticipation en d\u00e9mocratie soit r\u00e9solu par la voie de la pression internationale. Les march\u00e9s financiers finissent par sanctionner les \u00c9tats dont le comportement budg\u00e9taire est irresponsable&nbsp;: en relevant les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat exig\u00e9s et en abaissant leurs notations. Alors, la pression s&rsquo;accro\u00eet et les gouvernements sont forc\u00e9s d&rsquo;agir, mais trop tard et dans les plus mauvaises conditions. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;intervient la notion de \u00ab&nbsp;surveillance&nbsp;\u00bb multilat\u00e9rale&nbsp;; des organisations internationales, comme le FMI ou la Commission europ\u00e9enne, se voient doter, de plus en plus, de certaines responsabilit\u00e9s et m\u00eame de certains pouvoirs, afin de soumettre \u2013 ou d&rsquo;inciter \u2013 leurs membres, \u00e0 titre pr\u00e9ventif, \u00e0 suivre des comportements \u00e9conomiques plus ad\u00e9quats. Il faut, en effet, souligner que, dans un monde globalis\u00e9, les erreurs des uns r\u00e9agissent n\u00e9gativement sur la collectivit\u00e9 mondiale tout enti\u00e8re. Le Pacte europ\u00e9en de stabilit\u00e9 budg\u00e9taire, actuellement en cours de ratification, obligerait les \u00c9tats membres \u00e0 suivre certaines normes pluriannuelles en mati\u00e8re d&rsquo;\u00e9volution et de correction de leurs finances publiques, tout en constitutionnalisant le principe de l&rsquo;\u00e9quilibre structurel \u00e0 moyen terme. Ces cadres \u2013 n\u00e9goci\u00e9s en commun et destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9finir des trajectoires pour l&rsquo;avenir \u2013 constituent un moyen de sensibiliser \u2013 et d&rsquo;inciter \u2013 nos d\u00e9mocraties \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;inscrire leurs d\u00e9cisions dans une perspective longue.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;- Forwarded message &#8212;&#8212;&#8212;<br>De&nbsp;: <strong>Revue Commentaire<\/strong> &lt;<a href=\"mailto:no-reply@commentaire.fr\">no-reply@commentaire.fr<\/a>&gt;<br>Date: ven. 9 avr. 2021 \u00e0&nbsp;12:06<br>Subject: La dette publique<br>To: &lt;<a href=\"mailto:pierre.tarif@gmail.com\">pierre.tarif@gmail.com<\/a>&gt;<\/p>\n\n\n\n<figure id=\"v1m_7166116835543972679BackgroundTable\" class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"300\" height=\"auto\" alt=\"Logo\" src=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/picture\/logo.png\"> <br><br>La dette publique <em>La lettre du vendredi 9 avril 2021<\/em> <em>Quelques gens ont cru qu&rsquo;il \u00e9tait bon qu&rsquo;un \u00c9tat d\u00fbt \u00e0 lui-m\u00eame : ils ont pens\u00e9 que cela multipliait les richesses en augmentant la circulation. La dette \u00f4te les revenus v\u00e9ritables de l&rsquo;\u00c9tat \u00e0 ceux qui ont de l&rsquo;activit\u00e9 et de l&rsquo;industrie, pour les transporter aux gens oisifs ; c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;on donne des commodit\u00e9s pour travailler \u00e0 ceux qui ne travaillent point, et des difficult\u00e9s pour ceux qui travaillent.<br>MONTESQUIEU<\/em> <em>Il est \u00e9tonnant, mais il est vrai, que cette immense dette n&rsquo;aurait point \u00e9t\u00e9 un fardeau impossible \u00e0 soutenir, s&rsquo;il y avait eu alors un commerce florissant, un papier de cr\u00e9dit \u00e9tabli, et des compagnies solides qui eussent r\u00e9pondu de ce papier.<br>VOLTAIRE<\/em> Comme on voit le probl\u00e8me des dettes publiques n&rsquo;est pas nouveau. Il tient aux gouvernements qui pr\u00e9f\u00e8rent emprunter que taxer. Ils le font parfois \u00e0 bon escient et parfois non. Car cela tient aussi aux situations \u00e9conomiques et politiques qui peuvent \u00e0 certaines conditions rendre possible, l\u00e9gitime et n\u00e9cessaire ce mode de financement des d\u00e9penses publiques. Autrement dit\u00a0: \u00a0il n&rsquo;existe pas de r\u00e9ponse unique et facile \u00e0 la question de la dette publique. Voici quelques articles publi\u00e9s par <em>Commentaire<\/em> sur cette question. \u00a0 <strong>De l&rsquo;importance d&rsquo;\u00eatre cr\u00e9dible<\/strong> <strong>Philippe Trainar (1)<\/strong> <strong>Les dettes publiques actuelles sont-elles soutenables\u00a0?<\/strong> <strong>Olivier Blanchard,\u00a0Alvaro Leandro,\u00a0Jeromin Zettelmeyer (2)<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 173 Printemps 2021<\/strong> <br> \u00c0 l&rsquo;automne 2019, Olivier Blanchard, sur la dette publique avan\u00e7ait son argument en faveur d&rsquo;un accroissement de l&rsquo;endettement public non sans pr\u00e9cautions, en soulignant qu&rsquo;un accroissement de l&rsquo;endettement public n&rsquo;est soutenable que s&rsquo;il permet de financer des d\u00e9penses publiques dont le rendement est sup\u00e9rieur au co\u00fbt de la dette, ce qui lui semblait plus ais\u00e9 en raison du niveau tr\u00e8s bas des taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat. Entre-temps, le Covid-19 et le confinement ont paralys\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie mondiale. Les taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e0 court-moyen terme ont chut\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. En revanche, ils n&rsquo;ont que tr\u00e8s marginalement diminu\u00e9 au sein de la zone euro, o\u00f9 ils \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 n\u00e9gatifs \u00e0 l&rsquo;automne 2019. C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;Olivier Blanchard a souhait\u00e9, dans l&rsquo;article que\u00a0<em>Commentaire\u00a0<\/em>publie, approfondir sa r\u00e9flexion sur la soutenabilit\u00e9 des dettes publiques.\u00a0Cet article explore comment penser la soutenabilit\u00e9 des dettes publiques.\u00a0[Lire les articles &#8211; <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=807b2a61c99e1e6d386496e9f5af5fedf16162f8\" target=\"_blank\">(1)<\/a> \u2013 <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=1b25925d843dfb986bc5596ecdc2a9b64c12cd60\" target=\"_blank\">(2)<\/a>] \u00a0 De la dette publique comme souci politique raisonnable <strong>Philippe Trainar<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 167 Automne 2019<\/strong> Avec la mont\u00e9e des incertitudes \u00e9conomiques, financi\u00e8res, politiques et g\u00e9ostrat\u00e9giques, le d\u00e9bat sur le r\u00f4le des finances publiques est relanc\u00e9. L&rsquo;on s&rsquo;interroge sur l&rsquo;efficacit\u00e9 des politiques budg\u00e9taires actuelles et notamment sur la pertinence des strat\u00e9gies de r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics et des dettes publiques. Plut\u00f4t que de rechercher co\u00fbte que co\u00fbte \u00e0 poursuivre ces strat\u00e9gies, ne faudrait-il pas s&rsquo;inqui\u00e9ter des signes de ralentissement qui s&rsquo;accumulent, tirer parti des faibles taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat et privil\u00e9gier un soutien de la demande par les finances publiques\u00a0? Les trois articles qui suivent posent clairement les termes de ce d\u00e9bat et concluent que, si, en principe, une strat\u00e9gie budg\u00e9taire proactive se justifierait au vu des circonstances actuelles, il en va diff\u00e9remment, en pratique, en Europe et en France o\u00f9 les marges de man\u0153uvre permettent difficilement de prendre des risques. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=7a9d36f52bad4790f2a800cb19ca8e73f87c4b97\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 Co\u00fbt budg\u00e9taire et social de la dette publique en p\u00e9riode de faibles taux d&rsquo;int\u00e9r\u00eat <strong>Olivier Blanchard<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 167 Automne 2019<\/strong> L&rsquo;objet de cet article de politique \u00e9conomique est de pr\u00e9senter le raisonnement en termes plus simples que dans un document originel publi\u00e9 par ailleurs, d&rsquo;int\u00e9grer les objections adress\u00e9es \u00e0 ce raisonnement et d&rsquo;analyser les implications pratiques en termes de politique budg\u00e9taire. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=2fbef96a13207abe98ceb5f00853993dda442dbd\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 Quand la dette devient monnaie <strong>Bertrand Martinot<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 152 Hiver 2015<\/strong> <br> Le rachat massif de la dette publique par les banques centrales <em>(quantitative easing)<\/em> pour relancer l&rsquo;\u00e9conomie et \u00e9viter la faillite de certains \u00c9tats ram\u00e8ne l&rsquo;attention des \u00e9conomistes sur quelques dilemmes oubli\u00e9s de la politique mon\u00e9taire. C&rsquo;est l&rsquo;occasion de revisiter l&rsquo;\u00e9pisode inaugural et traumatique de la banqueroute de Law, il y a bient\u00f4t trois si\u00e8cles. Sans exag\u00e9rer les troublantes \u00ab\u00a0concordances des temps\u00a0\u00bb entre les deux \u00e9pisodes, on tirera un profit certain \u00e0 m\u00e9diter les enseignements \u00e9conomiques du g\u00e9nial cr\u00e9ateur d&rsquo;une monnaie totalement d\u00e9connect\u00e9e du m\u00e9tal pr\u00e9cieux. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=90d07789f90989cd142343088ec5fd35f77eb5c9\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 Les dettes publiques\u00a0: sept observations <strong>Jean Gatty<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 148 Hiver 2014<\/strong> Les dettes publiques des grands \u00c9tats demeurent m\u00e9connues quant \u00e0 leur quantit\u00e9, nature et cons\u00e9quence. Elles sont compt\u00e9es en d\u00e9pit du bon sens. R\u00e9put\u00e9es catastrophiques pour des montants sinon minimes du moins raisonnables. Grossi\u00e8rement sous-estim\u00e9es s&rsquo;agissant des engagements. La dette publique fran\u00e7aise est un exemple type. Voici sept observations \u00e0 ce sujet. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=f470de13af43845b0ef2fcd3e424448606ed58e9\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 La d\u00e9mocratie et la dette publique <strong>Jacques de Larosi\u00e8re<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 142 \u00c9t\u00e9 2013<\/strong> Quand on observe la situation financi\u00e8re des grandes d\u00e9mocraties depuis un demi-si\u00e8cle, on constate que l&rsquo;endettement public a, en moyenne, plus que quadrupl\u00e9. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne impressionnant auquel on a port\u00e9 peu d&rsquo;attention. C&rsquo;est la raison pour laquelle l&rsquo;article qui suit m\u00e9rite une attention toute particuli\u00e8re. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=623d4b0ba6418c988652e32fc5571895dcea838f\" target=\"_blank\">[Lire gratuitement l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 La dette de l&rsquo;Afrique <strong>Christian Saint-\u00c9tienne<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 52 Hiver 1990<\/strong> La crise de l&rsquo;endettement des pays en voie de d\u00e9veloppement a contribu\u00e9 \u00e0 fragiliser le syst\u00e8me mon\u00e9taire international dans les ann\u00e9es 1980 par la menace qu&rsquo;elle a fait peser sur la solvabilit\u00e9 des grandes banques internationales. Elle a \u00e9galement contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9duction de la croissance \u00e9conomique de l&rsquo;Afrique subsaharienne devenue le continent le plus pauvre du monde. Pour comprendre les risques associ\u00e9s \u00e0 la dette, il faut distinguer les diff\u00e9rents types d&rsquo;endettement selon le degr\u00e9 de d\u00e9veloppement \u00e9conomique des d\u00e9biteurs et la nature des cr\u00e9diteurs. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=1cdc6272689cf3fc7d28faf9085fe5711fb70102\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> \u00a0 L&rsquo;endettement international. Examen d&rsquo;une crise <strong>Paul Mentr\u00e9<\/strong><br><br><strong>N\u00b0 27 Automne 1984<\/strong> La rupture intervenue en 1982 dans le comportement des banques en mati\u00e8re de pr\u00eats aux pays en d\u00e9veloppement a eu des cons\u00e9quences majeures. Les pays emprunteurs ont eu \u00e0 s&rsquo;ajuster \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 nouvelle, le plus souvent dans le cadre de programmes n\u00e9goci\u00e9s avec le Fonds mon\u00e9taire international. Les r\u00e9sultats obtenus en termes de balance des paiements ont \u00e9t\u00e9 spectaculaires puisque le d\u00e9ficit courant des pays en d\u00e9veloppement non p\u00e9troliers est revenu de 110 milliards de dollars en 1981 \u00e0 80 milliards de dollars en 1982 et 55 milliards de dollars en 1983, avec un chiffre comparable pr\u00e9vu pour 1984. Mais le prix de cette am\u00e9lioration a \u00e9t\u00e9 un ralentissement sensible de la croissance des pays en d\u00e9veloppement non p\u00e9troliers revenue \u00e0 1,5 % par an tant en 1982 qu&rsquo;en 1983, chiffre \u00e0 comparer \u00e0 un rythme annuel moyen de 5 \u00e0 6 % de 1967 \u00e0 1980, et de 3 % en 1981. La rupture \u00e9tait-elle in\u00e9vitable ? Comme chacun sait, les pr\u00e9visions \u00e9conomiques les plus s\u00fbres sont celles qui sont faites a posteriori. Aujourd&rsquo;hui, les analyses semblent converger pour indiquer que la rupture \u00e9tait fatale, et contenue en germe dans le comportement ant\u00e9rieur des banques et des pays emprunteurs. Les choses sont en r\u00e9alit\u00e9 moins simples, et il fallut la conjonction impr\u00e9vue d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements \u00e9conomiques et politiques pour que soient pleinement mises en lumi\u00e8re certaines vuln\u00e9rabilit\u00e9s. <a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=cbb77d425facc07cf813c9821caa1a8f3c90dae0\" target=\"_blank\">[Lire l&rsquo;article]<\/a> *<br>*\u00a0 * <img decoding=\"async\" width=\"1400\" src=\"https:\/\/commentaire.bo3.aouka.org\/prod\/file\/commentaire\/upload\/COURNOT_cit_LDV.jpg\" alt=\"image\"> <img decoding=\"async\" width=\"1400\" src=\"https:\/\/commentaire.bo3.aouka.org\/prod\/file\/commentaire\/upload\/JE_ZE_cit_LDV.jpg\" alt=\"image\"> *<br>*\u00a0 * <strong>\u00c0 nos abonn\u00e9s, \u00e0 nos lecteurs,<\/strong>\u00a0 <strong>Vous pouvez consulter la revue, vous abonner, vous r\u00e9abonner, acheter un num\u00e9ro de la revue ou des articles dans notre boutique en ligne :\u00a0<\/strong><a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"https:\/\/www.commentaire.fr\/redirect\/newsletter-access\/?code=212&amp;email=pierre.tarif@gmail.com&amp;hash=855d2800004569a697da14a3e9482036c4800eb2\" target=\"_blank\"><strong>www.commentaire.fr<\/strong><\/a> <strong><em>Commentaire<\/em>\u00a0propose<\/strong>\u00a0diff\u00e9rentes formules d&rsquo;abonnement, notamment\u00a0<strong>l&rsquo;abonnement coupl\u00e9 \u00ab\u00a0DUO\u00a0\u00bb \u00e0 un tarif avantageux.<\/strong>\u00a0Cette formule permet de lire la revue aussi bien dans sa version papier que num\u00e9rique. 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Jacques (de) Larosi\u00e8re N\u00b0 142 \u00c9t\u00e9 2013 Article Quand on observe la situation financi\u00e8re des grandes d\u00e9mocraties depuis un demi-si\u00e8cle, on constate que l&rsquo;endettement public a, en moyenne, plus que quadrupl\u00e9. C&rsquo;est un ph\u00e9nom\u00e8ne impressionnant auquel on a port\u00e9 peu d&rsquo;attention. C&rsquo;est &#8230;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lestarif.fr\/?p=1432\" class=\"more-link\">Continue reading &lsquo;La d\u00e9mocratie et la dette publique&rsquo; &raquo;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1432"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1432"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1432\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1434,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1432\/revisions\/1434"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.lestarif.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}